En 2012, lors de l’Euro, le présentateur télé et homme politique ouvertement gay Alessandro Cecchi Paone affirmait qu’il y avait dans l’équipe d’Italie deux gays et deux métrosexuels. Il remet ça à la veille de la Coupe du monde au Brésil.

Selon lui, parmi les 30 footballeurs préselectionnés pour la compétition, il y a des homosexuels. «Malheureusement, expliquait-il il y a quelques jours à l’édition italienne de l’International Business Times, le monde du football est un univers fortement homophobe, un lieu d’exhibition du machisme. Mais je vous assure que dans les vestiaires, l’orientation sexuelle des joueurs est connue et acceptée.»

Alessandro Cecchi Paone refuse de citer des noms au nom de la vie privée, «et ce serait de mauvais goût».

Alors, à quand un coming-out, comme celui de Michael Sam aux États-Unis? Sans doute pas tout de suite, estime celui qui était candidat aux dernières élections européennes sous l’étiquette Forza Italia. L’Italie, considère-t-il, est très en retard sur les droits civils, où il n’est pas question de défendre les droits des personnes LGBT mais de mettre fin à un discours racisme qui n’a pas sa place dans un pays civilisé:

«Tout le monde n’a pas encore accepté le fait que la discrimination à raison de l’orientation sexuelle n’est pas différente de la discrimination fondée sur l’origine ethnique, la religion, les opinions politiques ou le genre.»

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