À l’initiative de la comédienne et productrice Lisa Kudrow (connue pour avoir incarné Phoebe dans la série Friends) et du scénariste, comédien et producteur gay Dan Bucatinsky, un nouveau volet de la campagne It Gets Better voit le jour. Celle-ci, créée par le chroniqueur Dan Savage, avait pour but de lutter contre le suicide des jeunes LGBT grâce à des messages vidéo de soutien. Avec It Got Better, il s’agit désormais de raconter comment les choses se sont effectivement améliorées au cours des dernières décennies. La première à témoigner est Jane Lynch. Photos à l’appui, l’actrice qui joue Sue Sylvester dans la série Glee confie dans une touchante vidéo la découverte de son homosexualité, la peur et l’angoisse nées de cette découverte, mais aussi le soulagement d’avoir pu trouver des personnes dans la même situation qu’elle.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur It Got Better featuring Jane Lynch

Pas vraiment à l’aise avec la répartition des activités en fonction du genre, Jane Lynch confie qu’elle a passé son enfance à tenter de faire des choses considérées comme étant réservées aux garçons. Elle a couru torse nu aussi longtemps qu’elle l’a pu et s’est battue pour pouvoir faire du baseball. Sa persévérance à l’époque lui sert aujourd’hui quand elle fait preuve de la même opiniâtreté pour obtenir un rôle.

C’est à l’adolescence, aux alentours de 14 ans, qu’elle a pris conscience de son homosexualité, au moment où des camarades d’école évoquaient des hommes qui se tenaient par la main à la plage. «J’ai compris que c’était la même chose pour moi, mais en version fille», décrit-elle dans la vidéo. La façon dont ses amies évoquaient cela l’a rapidement convaincue que ce n’était pas une bonne chose. Persuadée d’être malade, elle a écrit dans son journal intime: «Je suis homo. Personne ne doit le savoir.» Elle a ensuite jeté ce journal dans une benne à plusieurs rues de chez elle…

Au lycée dans la banlieue sud de Chicago pendant qu’éclataient les émeutes de Stonewall à New York, Jane Lynch a continué à évoluer dans le placard. Par chance, son meilleur ami Christopher était dans la même situation qu’elle. Très efféminé, il se souciait peu de ce que l’on pensait de lui. Ni lui ni elle n’ont toutefois osé révéler à l’autre leur orientation sexuelle. Cette amitié a malgré tout constitué un refuge pour la comédienne. Une fois diplômée de l’université, elle est partie vivre à New York. C’est là qu’a débuté son émancipation. Elle y a fréquenté des piano bars, a eu ses premiers flirts et les premières relations.

«Aujourd’hui, j’ai 54 ans, et je me contrefiche de ce que l’on pense de moi, témoigne-t-elle. Gardez toujours un esprit et un cœur ouverts pour les personnes qui pensent et ressentent les choses comme vous. Il n’est même pas nécessaire qu’il s’agisse de personnes homosexuelles qui traversent les mêmes choses que vous, juste de quelqu’un qui vous est sympathique. Et ces gens viendront vers vous… Vous vous trouverez. Je vis désormais dans un monde où je me fous de savoir si on a un problème avec ce que je suis.»

Via The Huffington Post