ANGERS
Plus de monde que l’an passé et une ambiance de folie: Kévin Leray, le porte-parole de l’association Quazar, est ravi. 2000 personnes ont manifesté sous un grand soleil dans les rues d’Angers, «encouragées par les commerçant.e.s qui sortaient pour nous soutenir», raconte Kévin.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Lesbian & Gay Pride Angers 2014

CAEN
«Tout le monde est d’accord pour dire qu’on a battu notre record», se réjouit Loïc Frossard du Centre LGBT de Normandie. Il annonce 1300 personnes, les Renseignements généraux 1100. En 2013, ils en avaient compté 950. Il faut dire que le beau temps a aidé. «L’an dernier, on était rincé!», se souvient Loïc. La Marche a duré presque deux heures dans les rues de la ville avec un public «plutôt bienveillant: beaucoup de gens aux terrasses nous ont encouragé.e.s. et même accompagné.e.e sur la fin du cortège».

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur La gay pride caennaise a battu son record d’affluence

DIJON
Entre 800 et 1000 personnes ont défilé dans un esprit paisible à Dijon. Mathieu Moreau, de l’association CIGaLes, raconte qu’un drapeau «Manif pour tous» accroché aux fenêtres d’un appartement a flotté dans l’ignorance la plus totale des manifestant.e.s. Le cortège était composé de trois blocs: un char associatif en tête, un char festif en partenariat avec la radio NRJ au milieu, et un groupe syndical et politique à la fin composé principalement de militant.e.s du Front de gauche.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Marche des fiertés – Dijon

Lire aussi le compte-rendu de la yaggeuse @Damia sur son blog.

GRENOBLE
500 personnes ont défilé dans les rues de Grenoble. L’occasion de fêter les 20 ans de l’association Cigales.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur La marche des fiertés à Grenoble

LAMASTRE
Ce n’était pas à proprement parler une Marche des fiertés, mais une Fête des libertés. L’association Vallée de cœur avait décidé de lier les luttes pour attirer du monde dans cette ville «du fin fond de l’Ardèche», comme le dit en blaguant Jenjac Pabion, directeur de projet. La Marche a rassemblé 250 personnes autour d’un tracteur en guise de char, «l’occasion d’insister sur le côté rural de notre Marche». En fin de journée, les gendarmes ont toutefois prévenu les organisateurs/trices de faire attention: une poignée de personnes sont connues pour leur LGBTphobie dans les environs. Jenjac explique que quelques militant.e.s appréhendaient un peu la journée qui s’est finalement déroulée sans incident. «Des voisins qui n’étaient pas là ce week-end me demandent si je suis sûr qu’il ne s’est pas « passé des choses » samedi. Les gens fantasment en fait beaucoup». En 2013, la Marche se tenait à Crest, la ville dont Hervé Mariton est maire. «On s’inscrivait dans le sillage de la Marche de Crest. On a un projet commun de marche rurale: une année en Ardèche, une année dans la Drôme.»

ORLÉANS
Une première réussie à Orléans aussi: 440 personnes ont manifesté. La Marche s’est passée pour le mieux, comme l’explique Ralph Souchet, le président de l’association GAGL45 : «Nous avons reçu un très bon accueil. Beaucoup de personnes nous ont applaudi.e.s et se sont mises à leur balcon pour nous soutenir.»

POITIERS
La première Marche de la région Poitou-Charente a eu lieu à Poitiers, point d’orgue d’une semaine d’événements militants. Les organisateurs/trices attendaient 500 personnes; ils/elles en ont compté au moins 800, dans une ambiance familiale et festive. Un beau succès pour le tout jeune collectif Vienne – Deux-Sèvres: «Les « Manifs pour tous », ça a donné envie à certain.e.s de se mobiliser. De reprendre la rue. À Poitiers et dans toute la région, les Veilleurs et la « Manif pour tous » sont omniprésent.e.s.», explique Rébécca de l’association OUT’rageantEs. «On a ressenti un climat d’intimidation pendant toute la semaine, avec des affiches arrachées». Résultat, quelques incidents sont à déplorer: un tag «Non au genre» a été inscrit sur les murs d’un cinéma partenaire pendant la diffusion du film Wild Side de Sébastien Lifschitz. Plus grave, pendant la soirée de clôture, des fumigènes ont été lancés d’un jardin adjacent dans la cour du Confort moderne, une salle de concerts très connue à Poitiers. Ils ont rapidement été éteints par le service de sécurité, mais la cinquantaine de personnes prenant l’air dans la cour entre deux spectacles a eu peur. La salle de concert ainsi que deux associations du collectif Vienne – Deux-Sèvres vont porter plainte: «L’équipe du Confort moderne n’avait jamais connu une telle agression, rapporte Rébécca. Mais pour nous, la deuxième édition est déjà en marche!»

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Première gaypride à Poitiers

BRUXELLES
Record d’affluence dans la capitale belge: 100000 personnes ont battu le pavé contre 80000 en 2013. Voir notre reportage vidéo.

Photos Pauline Leclercq / DR