Sorti en 2008, Harvey Milk, de Gus Van Sant retrace joliment la vie du premier homme ouvertement gay élu à un mandat public, 30 ans après l’assassinat de celui-ci. Une réussite couronnée par deux Oscar: celui du meilleur acteur pour Sean Penn – éblouissant –  et celui du meilleur scénario pour Dustin Lance Black.

Né en 1930, Harvey Milk emménage à San Francisco en 1972. Il y ouvre un magasin de photo au cœur de ce qui deviendra le quartier gay de la ville, Castro. Très vite, il devient leader de la communauté gay et se présente aux élections municipales. Après deux échecs, il parvient à se faire élire comme conseiller municipal en 1977. L’année suivante, il est assassiné en même temps que le maire de la ville, George Moscone par un autre conseiller municipal, Dan White. Homophobie, jalousie sur fond de désaccord politique, les motifs du meurtre ne sont pas totalement clairs. Sa mort, ainsi que celle du maire, provoquent une émotion considérable dans la ville. La condamnation du meurtrier à seulement 7 années de prison provoque, elle, une nuit d’émeutes.

Harvey Milk, qui craignait d’être assassiné, avait enregistré plusieurs cassettes à écouter seulement dans l’éventualité où cela arriverait. Dans l’une d’elles, on pouvait entendre une phrase devenue mythique: « If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door » (« Si une balle devait me traverser la tête, faites qu’elle détruise toutes les portes de tous les placards »). 

Harvey Milk, ce soir (18 mai) sur Arte, 20h45.