Mercredi 7 mai s’est ouvert à Kampala (Ouganda) le procès de deux hommes accusés d’avoir eu des relations sexuelles « contre nature ».

Jackson Mukasa et Kim Mukisa avaient été arrêtés en janvier alors qu’ils fuyaient une foule en colère, selon l’association locale Human Rights Awareness and Promotion Forum.

L’accusation a convoqué plusieurs témoins contre les deux hommes selon leur avocat, Ladislaus Rwakafuuzi, rapporte The Guardian. Les deux hommes sont passibles de lourdes peines de prison selon l’article 145 du Code pénal hérité de la colonisation. Selon plusieurs associations locales, c’est la première fois que cet article est utilisé. Bien que la législation en vigueur soit extrèmement sévère, le Président Yoweri Museveni a promulgué en février une loi qui aggrave les peines, jusqu’à la prison à vie. Mais cette loi ne s’appliquerait pas aux deux hommes.

Conséquence de cette aggravation de l’homophobie en Ouganda, de nombreux activistes fuient le pays. Selon nos informations, Long Jones, membre de l’association Spectrum Uganda a demandé l’asile aux Etats-Unis. Il l’a annoncé en début de semaine sur Facebook.