«L’amour n’est pas un crime». C’est le nom de la campagne lancée le 4 mai par le collectif Aswat ou mouvement pour les minorités sexuelles, qui publie aussi un magazine LGBT du même nom, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie le samedi 17 mai prochain. Présentée sous la forme d’une vidéo de six minutes, elle donne la parole à cinq intellectuels de la société civile marocaine qui se prononcent en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité au Maroc, toujours punie de peines de prison selon l’article 489 su Code pénal marocain.

Pour l’écrivain Ahmed Assid d’abord, l’homophobie «constitue un comportement discriminatoire». Il ajoute: «Le respect de l’autre est parmi les fondamentaux des droits de l’Homme». Interviennent également l’écrivain Abdallah Baïida ou l’universitaire et sociologue Abdessamad Dialmy. «En tant que citoyen, je dis que les homosexuels ont les mêmes droits que moi», souligne-t-il.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur نداء ضد الهوموفوبيا وإضطهاد المثليين والمثليات #الحب_ليس_جريمة

Au Maroc, l’homosexualité reste un sujet sensible, malgré «une réalité très opaque» selon l’écrivain ouvertement gay Abdellah Taïa dont le film adapté du roman éponyme L’armée du salut sort en salle ce mercredi 7 mai. Selon l’AFP, l’année dernière, deux jeunes hommes ont par exemple été condamnés à 4 mois de prison ferme après avoir été interpellés ensemble dans une voiture à Témara près de Rabat.

Une pétition «Dites non à l’homophobie au Maroc» a également été mise en ligne par Aswat dans la foulée.

Photos Captures (Amhed Assid / Abdallah Baïida)