Le slogan a des airs de déjà-vu, et pour cause: «depuis plus de 50 ans, Le Planning Familial milite et agit pour que toutes les femmes puissent disposer de leur corps et vivre leur sexualité librement». Dans un communiqué, l’association souligne qu’elle «s’est toujours battu[e] et (…) continue à se battre au quotidien, aux côtés des femmes, pour qu’elles aient le droit de choisir d’avoir ou non des enfants et de vivre une sexualité épanouie, dissociée de la question de la reproduction».

«[Le Planning familial] se battra avec la même conviction pour que toutes celles qui souhaitent avoir des enfants puissent le faire si elles le souhaitent, avec qui elles le désirent et au gré de leur propre agenda, sans aucune entrave extérieure – qu’elle soit politique, religieuse ou juridique.»

«LA PMA NE PEUT PLUS ATTENDRE»
«Nous n’avons cure des diktats imposés par une prétendue « majorité » dont il faudrait attendre qu’elle soit prête au changement», poursuit l’association, faisant référence aux récentes déclarations de Marisol Touraine et de Laurence Rossignol, selon lesquelles la majorité des Français.es ne s’intéresse pas à la question et/ou n’est pas prête. «La PMA doit être accessible à toutes les femmes hétérosexuelles, bisexuelles ou lesbiennes, en couple ou célibataires, mariées ou non, pour de simples raisons de  liberté de choix et d’égalité d’accès aux droits», renchérit Le Planning familial, qui insiste: «Aujourd’hui, en tant que mouvement féministe mais aussi en tant que mouvement d’éducation populaire, à l’écoute de la parole qui émerge des situations concrètes vécues par les femmes, nous clamons que la PMA ne peut plus attendre».

Et de conclure: «Il s’agit également d’un enjeu sanitaire majeur, car en refusant d’élargir l’accès à la PMA pour les femmes lesbiennes et célibataires, le gouvernement encourage des pratiques clandestines à haut risque pour les femmes».

Photo Judith Silberfeld