Les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont été condamnés hier, mardi 29 avril, à 18 mois de prison avec sursis. Ils étaient poursuivis pour fraude fiscale et auraient fondé une société écran au Luxembourg, Gado, pour éviter de payer des impôts en Italie. Au total, leur fraude s’élèverait à un milliard d’euros. Ils ont donc été reconnus coupables d’escroquerie aux dépens de l’État italien et d’inexactitudes dans leurs déclarations de revenus, mais échappent tout de même à une peine de un an et huit mois prononcée en juin 2013 en première instance, une partie des délits étant désormais prescrits.

«Je suis sans voix. Nous sommes sous le choc. Ce jugement est inexplicable et nous allons nous pourvoir en cassation», a déclaré un des avocats, Massimo Dinoia. Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont toujours nié les faits qui leur sont reprochés. L’enquête avait débuté en 2008 dans le cadre de la lutte contre l’évasion fiscale menée par les autorités italiennes.

Les deux stylistes, qui furent un temps en couple, figuraient au dernier classement Forbes des plus grandes fortunes du monde.

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