En promo pour le film X-Men: Days of Future Past (en salles en France et en Belgique le 21 mai, aux États-Unis et au Canada le 23 mai) a accordé un entretien au magazine canadien Flare, dont le numéro de juin sort le 12 mai et qui lui consacre également sa couverture. On y retrouve une Ellen Page bien dans ses baskets (ou ses bottes). Elle y revient également sur son coming-out, le 14 février dernier, lors d’une conférence de l’organisation Human Rights Campaign (HRC) (revoir la vidéo en fin d’article).

«J’étais très stressée. Très stressée, oui. Oui. Très, très stressée. Oui. J’étais émotive, vraiment profondément émotive», raconte-t-elle. Si elle a fait son coming-out auprès de ses parents à 19 ans, son coming-out public 8 ans plus tard n’en a pas moins de poids.

«Vous pensez être à un moment de votre vie où vous pensez “je suis super contente d’être homo, ça ne me pose plus de problème, je n’ai pas honte d’être homo”, mais en fait si. Vous ne vous en rendez juste pas complètement compte. Je pense que j’avais encore peur que les gens sachent. J’étais mal à l’aise en compagnie d’homos. Je culpabilisais de ne pas être moi-même.»

Son coming-out a été une bien meilleure expérience qu’elle ne le craignait. «Je m’attendais à bien plus de haine, remarque-t-elle. Ça a simplement été incroyablement positif, ce qui est magnifique, parce que cela montre que les choses changent.» Elle raconte néanmoins l’anecdote de ce pasteur qui l’a abordée alors qu’elle prenait un avion et a suggéré que peut-être que son homosexualité était due à l’absence de bras aimant d’un père. Le mot qu’il lui a fait passer était signé du «Père tout-puissant». Ce à quoi elle a répondu sur Twitter qu’elle n’avait pas envie de sentir les bras du Père tout-puissant autour d’elle mais ceux d’une fille.

Ce coming-out lui a donné des ailes, et elle rêve d’écrire, voire de réaliser des films. «Je me sens plus créative que jamais, dit-elle. Et je suis sûre que c’est lié aux tonnes de briques qui ont été retirées de mon sac à dos.»

L’un des gros avantages à être out, c’est de pouvoir s’habiller comme elle en a envie, souligne l’article, avant de préciser qu’Ellen Page est célibataire mais qu’«elle aimerait que sa future girlfriend, si elle lit l’article, sache qu’elle est impatiente de passer du temps avec elle». Pas de détails sur ses relations passées, pas de confirmation ni de démenti de relations avec Drew Barrymore ou Clea DuVall. En revanche, Ellen Page a des choses à dire sur son milieu professionnel:

«On me dit des trucs du style “Les gens ne devraient rien savoir de ta vie parce que tu crées une illusion à l’écran”. Mais je ne vois pas les autres actrices se démener pour cacher leur hétérosexualité.»

Cliquer sur les images pour les agrandir:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Discours de coming out d’Ellen Page (sous-titré en français)

Photos Nino Muñoz (StocklandMartel.com) pour Flare

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