Ce dimanche est marqué en France par des cérémonies commémoratives du souvenir de la Déportation. Durant la Seconde Guerre Mondiale, des millions de personnes en Europe ont été déplacées, internées, exterminées en raison de leur origine, de leur religion, de leur appartenance à ce que les nazis nommaient alors les races inférieures. La Solution finale a vu l’assassinat programmé de plus de six millions de juifs et de nombreuses autres populations, notamment les tsiganes, ont connu l’enfer des camps de concentration et d’extermination.

Depuis plusieurs années, les associations LGBT en Europe ont œuvré pour faire connaître la déportation des homosexuels, regroupés dans les camps affublés du triangle rose. C’est essentiellement en Allemagne et dans les territoires annexés par le IIIe Reich que cette déportation a eu lieu de façon systématique. Il n’empêche, en France, des associations comme les Oublié-e-s de la Mémoire ou le Mémorial de la Déportation homosexuelle militent pour une meilleure diffusion de l’information et pour une reconnaissance officielle de la déportation pour motif d’homosexualité.

De nombreuse manifestations de commémoration ont lieu aujourd’hui, notamment à Paris, à Montreuil, Savigny sur Orge et Versailles (pour l’Ile-de-France). À Lille, et c’est une première, l’association Les Flamands Roses a été pleinement intégrée à la préparation de la cérémonie et y participe. Signalons aussi des cérémonies en présence d’associations LGBT en Lorraine, à Saint-Etienne, à Toulouse, en Alsace, à Grenoble, à Marseille ou encore à Château-Thierry.