Nice accueille jusqu’au 3 mai la sixième édition du festival LGBT de Nice, intitulée «Je t’aime moi non plus». Cette année, le festival souhaite relativiser les progrès qui ont été faits au regard des droits LGBT ces derniers mois et montrer qu’il reste encore beaucoup à faire après le vote du mariage pour tous.

Au-delà des peurs et des violences que les personnes LGBT rencontrent, le septième art révèle aussi la richesse et la beauté des différences. L’événement, organisé par l’association Les Ouvreurs, invitera les spectateurs/trices à réfléchir sur les conditions du vivre ensemble pour les gays, les lesbiennes, les bi.e.s et les trans’. Pour le maire de Nice, Christian Estrosi, cité par le festival, «In&Out, caractérisé par un esprit d’ouverture, permettra d’approfondir la réflexion et de confronter les idées dans le respect mutuel des convictions de chacun». La situation des personnes LGBT reste, en effet, tragique dans beaucoup de pays du monde, même en France où le nombre d’agressions semble en constante augmentation.

Au programme, pas moins de 11 réalisateurs/trices seront présent.e.s pour présenter leurs longs et courts métrages: Antony Hickling et l’acteur Manuel Blanc (Little Gay Boy), Antonio Da Silva (Shorts Focus), Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra Da Mata (Shorts Focus), Tina Richter (Je suis lesbienne, Montréal), Sebastiano d’Ayala Valva (Les Travestis pleurent aussi, Angel) et Abdellah Taïa (L’Armée du salut) mais aussi l’auteur Didier Roth-Bettoni (Sebastiane ou saint Jarman).

Sur la thématique centrale de la violence et de l’homophobie, plusieurs films seront proposés pour avertir le public (Free Fall, Aime et fais ce que tu veux, Froating Skyscrapers, Land of Storm, L’armée du Salut, Little Gay Boy); mettre en lumière aussi les des violences qui touchent les personnes séropositives (Test, E angora, Lambra-me). Côté courts métrages, la sélection Short en Queer viendra développer le style queer portugais. D’autres thématiques complètent cette sélection: un hommage à l’humour kitsch et à son égérie trans Divine (I am Divine), avec aussi Qui a peur de Vagina Wolf?, l’«exploration des nouveaux territoires sexuels» (Gerontophilia, Concussion, Submerges), un regard sur le passé queer avec Sebastiane et Portrait of Jason, mais aussi Eastern Boys, de Robin Campillo etc.

Le festival proposera également deux expositions photos (Men Nir Arieli et On sex and gender), de Randa Mirza et João Ferreira, une séance de dédicaces avec Didier Roth-Bettoni, un ciné-concert avec le duo Les Dupont sur des images Super 8 par Derek Jarman, une journée de dépistage, un documentaire de l’association Contact, une lecture de Monique Wittig (Mouvement des lesbiennes radicales) et dix soirées organisées tout au long du festival.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Teaser In&Out 2014 – Le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice / Nice Queer Film Fest

Plus d’infos sur Yagg Sortir et sur le site du Festival In & Out.