A l’approche de la Coupe du monde de football qui se tiendra au Brésil à partir du 12 juin, la marque Sergio K a édité une série de t-shirts d’un goût particulièrement douteux. Sur chacun des modèles, figure le nom d’un joueur associé à un qualificatif pour le dénigrer: «Zidane is over» (Zidane est fini), «Balotelli is a loser» (Balotelli est un nul), «Messi Cabron» (Messi bâtard)… mais aussi «C. Ronaldo is gay» (Cristiano Ronaldo est homo), «Maradona Maricon» (Maradona pédé) Des insultes homophobes sont donc inscrites très clairement sur ces maillots, qui coûtent 61,30euros.

IRRÉVÉRENCIEUX
Mais ça ne semble pas poser beaucoup de problèmes à Sergio Kalamakian, qui est à l’origine de cette marque. Pour lui, ces slogans sont simplement «irrévérencieux» et n’ont rien d’homophobe:

«Ces t-shirts sont faits pour ceux qui veulent encourager le Brésil, mais qui ne souhaitent porter le maillot officiel. Je suis quelqu’un de très ouvert d’esprit», assure-t-il, ajoutant même que ses meilleurs clients sont des «magasins gays».

Pourtant en regardant de plus près le contenu de la boutique en ligne, il est clair que les produits Sergio K s’adressent plutôt à une clientèle friande de blagues misogyno-homophobes à tendance beauf.

«HOMO»: NI UNE INSULTE, NI UNE PROVOCATION
Plusieurs pétitions ont été mises en ligne pour protester contre la mise en vente de cette collection et la faire retirer des magasins. Selon l’une d’entre elles: «Non seulement l’homophobie est présente chaque jour dans les stades, mais nous avons maintenant des t-shirts en vente dans les centres commerciaux qui la cautionne? Ces t-shirts utilisent l’homosexualité comme s’il s’agissait d’une insulte, une attaque, un moyen de réduire les gens et les ridiculiser. Sur sa page Facebook, le concepteur Sergio K explique clairement le but de ces maillots: « Où est le problème de provoquer les Argentins avec une phrase sur un maillot pour mettre le doute sur la masculinité de Maradona? ». Non, être homosexuel ce n’est pas être un « moins qu’un homme » et dire que quelqu’un est homosexuel ne doit pas être utilisé comme une provocation.»