Catherine Cleary Wolters qui a inspiré le personnage d’Alex Vause – interprétée par Laura Prepon – dans la série Orange Is The New Black s’est pour la première fois livrée dans une interview accordée à Vanity Fair. Elle a tenu à souligner à quel point la série est éloignée de la réalité concernant les relations qu’elle avait avec Piper Kerman – l’auteure du roman, devenue Piper Chapman dans la série. «Nous n’avons pas eu de relation sexuelle en prison, affirme-t-elle. Même pas un petit peu.»

UN NOUVEAU LIVRE EN PRÉPARATION
Elles n’ont passé que cinq semaines dans le même établissement pénitentiaire. «La prière était peut-être la chose la plus intime que l’on a pu faire toutes les deux, pas le sexe», raconte-t-elle. Les deux femmes avaient fait connaissance en 1991 à Boston, en sortant dans le milieu lesbien. «Je ne suis pas la première fille qu’a connue Piper et je n’ai pas du tout cherché à la séduire», précise Catherine Cleary Wolters.

C’est dans le cadre de leurs voyages liés au trafic de drogue que leur histoire a commencé. «Quand on est parties ensemble, j’ai commencé à tomber amoureuse d’elle. Et c’est finalement devenu une histoire d’amour de dingue. Mais c’était après qu’elle a accompli la mission qui faisait d’elle une complice. Nous n’étions pas en couple, mais nous étions amies et on couchait ensemble… Je n’étais pas la lesbienne sexy, glamour et plus âgée qui l’aurait arrachée au berceau immaculé de son université.» Invitée à réagir, Piper Kerman a été surprise d’apprendre qu’aux yeux de son ex-amante, elles n’étaient pas en couple. «Mais ce n’est pas la première fois qu’elle me surprend», a-t-elle commenté.

Catherine Cleary Wolters, qui a déjà écrit trois romans, travaille également sur ses propres souvenirs de prison pour en faire à son tour un ouvrage, pour l’heure intitulé Out of Orange. Ce n’est que depuis le 10 avril dernier qu’elle est libre de toute condamnation, après avoir passé près de 20 ans en prison ou en liberté conditionnelle ou surveillée. À 51 ans, elle espère désormais retrouver l’amour, et pourquoi pas avec une des deux compagnes rencontrées derrière les barreaux. «D’habitude, on couchait ensemble dans nos cellules. On couchait partout où on le pouvait: sur le court de tennis, sur le terrain de squash, ou sur des tas de feuilles mortes. N’importe où! Quand les surveillant.e.s ne sont pas dans le coin, ça y va. Tout le monde le fait!»

Elle-même ressent des émotions contradictoires en regardant la série. Elle est fascinée mais voir sa vie à l’écran la replonge dans des souvenirs qu’elle aurait préféré enfouir. «Mais bien sûr que je regarderai la suite, je ne peux pas m’en empêcher, confie-t-elle. C’est une série géniale. Les comédien.ne.s sont incroyables, l’intrigue est intéressante, et faut bien l’avouer, qui ne veut pas voir Donna de That 70’s Show coucher avec une autre femme?» À lire sur Vanity Fair.