Après avoir dénoncé rapidement sur Twitter les déclarations de Christine Boutin, qui qualifie l’homosexualité d’«abomination», Franck Riester est allé étayer sa condamnation sur Canal+.

«Ce qui est très choquant, c’est cette espèce d’argutie qu’elle a, « ce n’est pas les homosexuels que je condamne, c’est leurs pratiques », s’agace-t-il. Mais la pratique homosexuelle fait partie de l’identité des homosexuels.» L’homophobie de Christine Boutin n’est pourtant pas nouvelle, mais, souligne le député UMP, «jamais elle n’a été aussi criante».

«C’est notre responsabilité d’hommes politiques de dénoncer ce type de propos (…) parce que ça a des conséquences sur un grand nombre de nos compatriotes homosexuels.»

Interrogé sur d’autres dérapages à droite (Philippe Cochet, Brigitte Barèges…), Franck Riester invite les électeurs et les électrices à utiliser leur bulletin de vote pour sanctionner, et évoque le cas Christian Vanneste, qui n’avait pas été investi par l’UMP en 2012 (lire Christian Vanneste n’aura donc jamais été exclu de l’UMP).

Quant à la participation de responsables de l’UMP aux «Manif pour tous», Franck Riester répète qu’ils «auraient mieux fait de ne pas aller dans la rue». Mais il prend aussitôt grand soin de souligner que selon lui, «il ne faut pas faire d’amalgame entre celles et ceux qui par dizaines de milliers ont défilé, qui ne sont pas homophobes, qui étaient contre ce texte pour des raisons que je ne partage pas, et j’ai essayé de les convaincre que les raisons qu’ils avaient n’étaient pas les bonnes, et qu’au contraire ce texte est un bon texte, un texte d’égalité, un texte de fraternité.»

L’intervention de Franck Riester, à partir de 6’43: