Robert Mapplethorpe (1946-1989) est l’un des plus importants photographe-plasticien américain du XXe siècle. Né dans le Queens (New York), il est également l’un des plus célèbres représentants de la scène artistique new-yorkaise des années 1970-80, qu’il a par ailleurs photographiée, avant de mourir du sida en 1989.

Dans les années 1960, il a été le compagnon pendant trois ans de la chanteuse rock-folk Patti Smith, invitée le 26 mars dernier à inaugurer la première rétrospective consacrée au photographe en France au Grand Palais jusqu’au 13 juillet.

La rétrospective ouvre étonnamment sur un auto-portrait de 1988, montrant un Robert Mapplethorpe malade, mais ironisant sur son destin. Jérôme Neutres, commissaire général de l’exposition, assume ce choix. Pour Yagg, il commente trois des œuvres photographiques exposées au Grand Palais, dont ce Self-portrait ténébreux, suivi d’un ensemble photographique couleur de fleurs, et d’un portrait de Keith Haring de 1984, un artiste au destin terriblement similaire.

L’expo ponctuée de citations du photographe fait la part belle au travail sur le nu et sur le corps, sans tabou. «J’ai une admiration sans limites pour le corps nu. Je le vénère…» confiait Robert Mapplethorpe à ce sujet.

Dans une salle interdite aux mineur.e.s reposent également ses œuvres au contenu sexuellement explicite: le photographe adorait la comparaison entre le sexe masculin et les fleurs, avec laquelle il jouait sans commune mesure. «Quand j’ai exposé mes photographies, […] j’ai essayé de juxtaposer une fleur, puis une photo de bite, puis un portrait de façon à ce qu’on puisse voir qu’il s’agit de la même chose», disait-il. Et ça saute aux yeux.

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Photos Xavier Héraud / All Mapplethorpe Works © Robert Mapplethorpe Foundation. Used by permission