Après la réaction du député UMP Franck Riester, Jean-François Copé a fait part de son indignation après l’interview de Christine Boutin à la revue Charles, dans laquelle elle a qualifié l’homosexualité «d’abomination».

Une réaction qui n’a pas manqué de faire grincer des dents ceux et celles qui se souviennent que le président de l’UMP n’a pas toujours été aussi prompt à condamner l’homophobie:

Deux autres responsables de l’UMP ont aussi réagi aux propos de l’ancienne ministre et ex-présidente du Parti chrétien démocrate. Florian Silnicki, délégué et membre fondateur de La Nouvelle Donne, et Sébastien Chenu, secrétaire national de l’UMP chargé de l’exception culturelle et co-fondateur de Gaylib, ont fait part de leur colère: «Rien ne saurait excuser ou légitimer ces propos. Nous souhaitons que le parquet de Paris se saisisse sans délai de ces déclarations dangereuses. Ce dérapage n’en est plus un. Ces déclarations choquantes ne sont pas une opinion mais un délit pénal. Christine Boutin doit être condamnée. […]

«Que Madame Boutin mesure les conséquences que ces déclarations ont sur les homosexuels et notamment les plus jeunes qui peuvent avoir du mal à faire accepter leur choix amoureux et qui subissent les fruits de ces dérapages parfaitement contrôlés. La République doit rappeler à Madame Boutin que la liberté d’expression a des limites: celle de la mise en danger d’autrui puisque son refus de l’autre comme étant son égal est désormais clairement posé sur la place publique.»

Ils appellent par ailleurs leur parti à exclure définitivement Christine Boutin «de toute association ou participation aux instances même consultatives».

Photo Marie-Lan Nguyen