L’élection de Steeve Briois a donné lieu à des articles surprenant, dans Libération, puis dans Les Inrocks, dénonçant l’outing par Libé (outing qui n’était plus à faire), et enfin sous la plume de Bruno Roger-Petit sur Le Plus, qui a tenté de mettre tout le monde d’accord: l’orientation sexuelle d’un.e élu.e n’aurait aucune importance selon lui.

Et pourtant, si, elle en a, comme l’explique très bien Virgile sur son blog.

«Il y a une différence fondamentale entre Bertrand Delanoë et Steeve Briois (…): le premier n’appartient pas à une formation politique qui développe une rhétorique anti-gay, écrit-il. Et ça change tout.

«Parce que si l’on se fout effectivement de savoir avec qui couche le maire quand il décide des dates du prochain Paris Plage, l’information prend une toute autre saveur quand le maire décide de refuser de célébrer des mariages homos dans sa commune.»

«L’orientation sexuelle des maires FN (et des députés UMP qui ont voté contre le mariage l’année dernière, voire des journalistes qui écrivent sur ces questions) est une information non seulement publique, mais même, de toute première importance. On parle de gens qui au mieux mentent ouvertement, au pire, qui ne se comprennent même pas eux-mêmes. Est-ce que ce n’est pas essentiel à savoir au moment de les élire et de leur confier des pouvoirs politiques?»

À lire sur Ad Virgilium.

Photo Jérémy Jännick