Armistead Maupin, l’auteur des Chroniques de San Francisco, dont a été tirée la série éponyme, est revenu sur cette aventure pour le site The Backlot.

Les Chroniques de San Francisco, dont le neuvième et dernier tome, The Days of Anna Madrigal, vient de sortir, sont une saga de romans pionnière qui a montré à toute une génération qu’être gay n’était pas nécessairement qu’une source de souffrance.

 «Notre grande peur en tant que jeune LGBT est de perdre notre famille. Je pense que Les Chroniques de San Francisco ont montré qu’il y avait d’autres familles plus tolérantes voire plus aimantes.»

Sur sa volonté de mettre fin aux Chroniques: «Je ne voulais pas faire aux personnages l’affront de faire traîner en longueur dans un but commercial. Je savais que j’avais dit à peu près tout ce que j’avais à dire à leur sujet, et je ne voulais pas disparaitre dans un coucher de soleil avec eux.»

«Je viens de faire une tournée de promotion dans quatre pays, 15 villes différentes, et les gens ont fait preuve d’une affection et d’une ferveur remarquable. C’est vraiment très émouvant et j’ai dû lutter pour m’en sentir vraiment digne et pour l’apprécier à chaque instant.»

Lui qui espérait voir un jour le droit au mariage acquis par les couples de même sexe vit aujourd’hui avec son mari Christopher Turner et compare les opposant.e.s à l’ouverture du mariage aux ségrégationnistes des années 60.

«La droite devient folle en ce moment parce qu’elle se rend compte qu’elle est en train de perdre son combat ridicule. Il faut qu’elle la ferme, comme l’ont fermé les ségrégationnistes des années 60. Ce sont les mêmes gens bien sûr. On aurait pu croire qu’ils auraient compris depuis le temps mais l’amertume d’un conservateur s’agrippe à n’importe quoi s’il le peut.»

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https://www.youtube.com/watch?v=WzLFRzGZljw

Si le lecteur ne s’ouvre pas, cliquez ici: Tales of the Citi, the Musical VO

À lire sur The Backlot.

Photo Christopher Turner