Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2012, il avait tué par six coups de marteaux portés au crâne Jacques Kotnik (61 ans) sur un lieu de drague gay de la ville de Liège. Hier, vendredi 28 mars, la Cour d’assises de Liège a condamné Raphaël Wargnies (36 ans) à 25 ans de réclusion avec circonstances atténuantes pour un «parcours de vie difficile» et «l’absence d’antécédents judiciaires» à la suite d’un procès mouvementé.

Le caractère homophobe et les circonstances aggravantes de la peine qu’il entraîne ont été retenus par la Cour, une première en Belgique, ce dont se sont félicitées les associations LGBT réunies au sein d’Arc-en-ciel Wallonie, qui s’étaient portées parties civiles au procès, dans un communiqué jeudi 27 mars. «On est satisfait que la justice ait considéré ces circonstances aggravantes d’homophobie et qu’elle les ait retenues tout au long de l’enquête et du procès», commente Vincent Bonhomme, coordinateur de projet à Arc-en-ciel Wallonie.


Procès de l’homophobie: Raphaël Wargnies condamné à 25 ans de prison

Après des aveux complets, Raphaël Wargnies avait dans un premier tenté de ne pas assister au procès, et avait demandé à ses avocats de ne pas plaider coupable. Ils ont finalement avancé des circonstances atténuantes pour faire réduire la peine. De son côté, l’avocate générale Marianne Lejeune réclamait 28 ans de réclusion avec perpétuité, selon la journaliste de RTL sur place à Liège. L’avocate de la famille de la victime, Louisa Spadazzi, a confié, au micro de la chaîne belge, être «très étonnée» qu’on ait reconnu à l’accusé des circonstances atténuantes.

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