Pourtant critiqué pour son silence de marbre lors de ses déplacements récents dans des pays qui punissent sévèrement l’homosexualité comme au Nigeria le mois dernier, François Hollande a assuré de son soutien les ONG qui combattent la répression des personnes LGBT. Selon l’AFP, le président de la République s’est entretenu, jeudi 27 mars, en compagnie de Pierre Bergé, président du Sidaction, avec des représentant.e.s d’associations, en particulier Karim Lahidji, président de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), et Dismas Kitenge, son vice-président, venu.e.s demander «un plaidoyer international auprès des dirigeants africains pour la dépénalisation» de l’homosexualité.

Un soutien «politique, juridique mais aussi financier en faveur des programmes développés par les organisations de défense des victimes» a également été sollicité par les militant.e.s. En réponse, le chef de l’État français a affirmé être «d’accord pour ce combat» en rappelant qu’il était déjà présent sur le terrain en Afrique. Il a toutefois soulevé que ce «plaidoyer» ne pouvait se faire sans l’engagement «de la communauté internationale, des Nations Unies, et de l’Union européenne».

Le 25 septembre 2012, quelques mois après son élection, et devant l’Assemblée des Nations Unies, François Hollande avait pourtant lancé un appel à la dépénalisation universelle de l’homosexualité dans le monde. Depuis les réactions et les actions pour condamner les lois anti-homosexualité sur le continent africain, notamment en Ouganda et au Nigeria, puis en Russie ont été très timorées.

Via e-llico.

Photo Capture