Le Haut conseil de la santé publique (HCSP), l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), le Défenseur des droits, mais également plusieurs personnalités du spectacle et du monde politique sont d’accord: il est plus que temps de lever l’interdiction de soins funéraires pour les personnes séropositives. Dans un communiqué envoyé aujourd’hui à la presse et intitulé «Soins funéraires: discriminé.e.s à mort», l’Inter-LGBT exige de rencontrer d’ici la fin du mois de mars la ministre de la Santé pour que soit défini «un plan d’action précis sur ce sujet».

Les porte-parole de l’interassociative rappellent «qu’aucun cas de transmission n’a été documenté depuis bientôt 30 ans» et que cette mesure censée protéger les thanatopracteurs/trices est en fait «inefficace, hypocrite et héritée des peurs d’un autre temps». «Il convient d’interroger les conditions d’exercice de la thanatopraxie plutôt que le statut sérologique des personnes, souligne l’Inter-LGBT. L’État ne peut maintenir cette discrimination violente dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH ou une hépatite, ainsi que leurs proches, leurs familles et leurs conjoints dans leur travail de deuil. Alors qu’il y a urgence à agir pour les personnes concernées mais aussi pour les thanatopracteurs/trices, cette situation est inacceptable, incompréhensible et intolérable. L’Inter-LGBT condamne l’immobilisme des ministères concernés. Il n’est plus temps de nous contenter des bonnes intentions face à l’attentisme du gouvernement, il est aujourd’hui temps d’agir.»

Photo Gary van der Merwe