Sur la base des rapports de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’inspection générale de l’administration (Iga) rendus publics en février 2014, c’est au tour du Défenseur des droits de demander à la ministre de la Santé Marisol Touraine «d’agir au plus vite» pour la levée de l’interdiction des soins funéraires de conservation pour les personnes séropositives au VIH et/ou aux hépatites.

Dans une lettre du 4 mars dernier, le Défenseur des droits, une autorité administrative indépendante dirigée depuis 2011 par Dominique Baudis demande à la ministre de lui répondre sur le délai de mise en œuvre de la levée de l’interdiction: «[…] je vous serais reconnaissant de me faire savoir dans quels délais et par quelles modalités vous envisagez de donner suite à ces propositions».

Dans un communiqué du 12 mars, Jean-Luc Romero, qui avait interpellé le Défenseur des Droits s’est félicité «de la lettre, très claire et engagée, que M. Dominique Baudis, Défenseur des Droits a transmis à Mme Marisol Touraine» et a rappelé que la Conseil national du sida et le Haut conseil à la santé publique ont également formulé des recommandations similaires en 2009 et en 2012. Le conseiller régional d’île-de-France a par ailleurs insisté pour que le Sidaction, qui aura lieu les 4, 5 et 6 avril prochains, soit l’occasion de lever cette interdiction discriminatoire.

Sans cesse repoussée, la réforme des soins post mortem est vivement attendue de la part des associations qui militent en faveur de la levée de l’interdiction. Une pétition a également été lancée par Jean-Luc Romero il y a quelques semaines et a déjà rassemblé plus de 86 000 signatures.

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