France | Reportages | Yagg TV | 10.03.2014 - 12 h 19 | 0 COMMENTAIRES
Municipales à Paris: Nathalie Kosciusko-Morizet rencontre des militant.e.s de GayLib
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L’ancienne ministre Roselyne Bachelot et la candidate UMP à la mairie du IIIe Marie-Laure Harel ont critiqué le manque de courage politique de la gauche sur les questions LGBT.

À deux pas de la mairie du IIIe arrondissement de Paris était organisé par GayLib ce vendredi 7 mars un «apéro politique» en présence de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot, de la candidate à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet et de la candidate à la mairie du IIIe Marie-Laure Harel.

Yagg a profité de cette rencontre pour poser quelques questions à Nathalie Kosciusko-Morizet. La candidate à la mairie de Paris avait adressé ses félicitations à l'équipe de Paris 2018 une fois que la Fédération des Gay Games a annoncé que la compétition aurait lieu en 2018 dans la capitale française.

Pourtant, le groupe UMP au Conseil de Paris avait voté contre les subventions en faveur de la candidature de Paris pour cet événement. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ce dossier aurait été mal expliqué et aurait dû permettre un consensus car ce rassemblement est vecteur d'un message de lutte contre l'homophobie «auquel tout le monde peut adhérer».

Elle a également réagi à la présence de Rudy Kazi sur les listes de Pierre-Yves Bournazel dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ce candidat avait indiqué sur Facebook qu'il «aime l'homosexuel» mais se prononce malgré tout «contre l'homosexualité». Sommé par Pierre-Yves Bournazel de se désolidariser de ses propos ou de se retirer de la campagne, Rudy Kazi a indiqué qu'il était «désolé» que ses déclarations aient été perçues comme étant homophobes.

Aucune annonce particulière en faveur des LGBT parisien.ne.s n'a été faite lors de cette rencontre avec les militant.e.s de GayLib, mais ce fut l'occasion d'émettre des critiques sur la façon dont le gouvernement a procédé à l'ouverture du mariage. Marie-Laure Harel a dénoncé «le manque cruel de courage de la gauche» qui n'a pas ouvert la PMA aux couples de femmes. La candidate UMP s'est également prononcée en faveur de la GPA. «On n'a pas été très progressistes à droite sur le mariage, a-t-elle toutefois reconnu. Je suis déçue par la position de l'UMP, mais le mariage n'est pas la seule raison pour laquelle on choisit un parti. Nous sommes en train de faire chez nous le travail que d'autres ont fait à gauche il y a 10 ans.»

Elle a par ailleurs précisé que si la droite remporte la municipalité, les subventions aux associations LGBT ne diminueront pas, mais seront réparties autrement. La tête de liste UMP-UDI-MoDem dans le IIIe arrondissement avait tenu le même discours mardi 4 mars, lors du débat opposant les candidat.e.s à la Mairie de Paris ou leurs représentant.e.s au Centre LGBT Paris Ile-de-France. Ses adversaires de gauche avaient alors eu beau jeu de lui rappeler que les élu.e.s de droite au Conseil de Paris votent systématiquement contre (ou s'abstiennent sur) les subventions aux associations LGBT, et qu'il sera difficile d'obtenir une majorité pour leur maintien en cas de victoire de la droite à Paris.

Roselyne Bachelot a quant à elle fustigé François Hollande pour son silence pendant le débat sur le mariage et pour avoir évoqué une clause de conscience devant les maires avant de se rétracter. «Il a été si faible sur des sujets si capitaux», a-t-elle commenté. Elle a par ailleurs estimé qu'il avait commis «une faute politique» en confiant ce dossier à Christiane Taubira, qu'elle juge trop clivante. «Il fallait de la pédagogie, pas de la poésie», a déploré l'ancienne ministre. Elle a enfin dénoncé le choix (finalement abandonné) des parlementaires socialistes d'ouvrir la PMA grâce à un amendement: «C'est une idée saugrenue, c'est le meilleur moyen de créer le désordre et l'hystérie, a-t-elle affirmé. La PMA fait partie de la vie des couples lesbiens, qu'elles y recourent à l'étranger ou de façon artisanale.» Elle considère qu'une loi sur cette question est la seule façon d'avancer. «Il nous faut emprunter le chemin de la bienveillance et de la pédagogie pour celles et ceux qui n'ont pas encore compris», a-t-elle conclu.

Photo Yagg

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