La direction du département de Recherche et de santé de la reproduction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est exprimée aujourd’hui lors d’un point presse, à la veille de la Journée des femmes, sur la nécessité de débuter l’enseignement autour de la sexualité avant l’adolescence: «La recherche montre que l’âge optimal c’est à partir de 12 ans, 13 ans, mais que l’on peut commencer déjà à […] 10 ans», a affirmé la directrice de ce département Marleen Temmerman. Selon elle, cette démarche peut être menée dans les familles, mais aussi à l’école. L’OMS recommande aujourd’hui la facilitation de l’accès aux moyens contraceptifs et l’information sur la contraception.

«C’est la première fois qu’il y a une orientation émanant de l’OMS où les droits humains sont dans le titre – et pas seulement dans le titre, mais aussi dans le contenu de ces orientations, a déclaré Marleen Temmerman. Nous avons des recommandations pour l’usage de la contraception dans une perspective médicale […] mais maintenant nous avons travaillé pour assurer les droits humains dans ces orientations en matière de contraception. Nous voulons être sûr.e.s que ces principes, l’acceptabilité, l’accessibilité, et aussi celle en termes de coûts, le choix, l’information arrivent en tête de ces orientations.»

Une préconisation qui s’ajoute à l’appel lancé par Amnesty International dans le cadre de sa campagne Mon corps, Mes droits. Cette initiative vise à lutter contre les violences et les discriminations dans le monde entier, en raison du genre, de l’orientation sexuelle ou de l’âge: mariage forcé, interdiction de la contraception et/ou de l’avortement, obligation pour les personnes trans’ d’être stérilisées pour obtenir le changement d’état civil, criminalisation des relations homosexuelles.

Photo Yann Forget