Kevin Nadal est professeur de psychologie dans une université de l’Etat de New York et a consacré un ouvrage au sujet des microagressions dans la communauté LGBT. Voilà la définition qu’il donne à ce concept encore peu connu: «La confrontation quotidienne à des discriminations subtiles que des personnes de différents groupes marginalisés expérimentent tout au long de leur vie.» C’est une série de photos sur les microagressions raciales qui lui a donné l’idée de reproduire le même type de travail avec les LGBT. Le concept est simple: des personnes posent individuellement ou se prennent en photo avec une pancarte devant elle où figure un préjugé qu’elle a déjà pu entendre, des petites phrases anodines pour celui ou celle qui les prononce, mais dont le sous-texte est stigmatisant. Concernant les LGBT, les exemples sont révélateurs: «Es-tu un homme ou une femme?», «Alors… qui fait l’homme dans votre couple?», «C’est juste que je ne comprends pas pourquoi tu veux mutiler ton corps», «Tu es bisexuelle? Et ça ne pose pas de problèmes pour la personne avec qui tu sors?», etc.

Pour Kevin Nadal, faire connaître les microaggressions est un moyen de militer pour plus de respect: «C’est un concept qui est énormément discuté dans les cercles académiques, les organisations des service sociaux et parmi les étudiant.e.s, affirme-t-il. Néanmoins, les gens dans la société peuvent ne pas être au courant du tout de ce terme. Il nous faut informer davantage sur les microaggressions, dans le but d’éduquer les gens sur à quel point elles peuvent être blessantes et à quel point elles affectent négativement la vie d’autres personnes. Il faut que les gens soient soient conscients de leurs mots et de ces petites choses qu’ils font et disent qui blessent la vie d’autres personnes.»

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Photos Kevin Nadal