Lancés par la fédération sportive LGBT de Russie en réaction aux lois homophobes, les Open Games doivent débuter ce mercredi 26 février. L’événement profite du coup de projecteur dont a bénéficié le pays avec les Jeux olympiques de Sotchi. Mais les autorités russes ont fermé les lieux censés accueillir la compétition, rapporte la délégation de Paris 2018 qui s’est rendue sur place pour l’événement. Plus de 250 participant.e.s sont attendu.e.s. Ces personnes recevront-elles bon accueil? Rien n’est moins sûr car des hôtels aussi auraient été fermés par les autorités.

L’ambassade de France assure toutefois avoir fait le nécessaire pour que ses ressortissant.e.s ne dorment pas à la rue cette nuit. Avec l’ambassade des États-Unis et d’autres, elle aurait même procédé à la location de nouveaux lieux pour que les Open Games aient lieu malgré tout, contournant ainsi la fermeture imposée par la Russie. Le cabinet de Valérie Fourneyron se montre par ailleurs «très vigilant», indique Paris 2018, et se tient régulièrement informé de l’évolution de la situation à Moscou.

C’est la première fois qu’un événement LGBT d’une telle ampleur doit avoir lieu à Moscou. Une des organisatrices, Elvina Yuvakaeva, a été obligée de dissimuler la teneur de l’évenement aux propriétaires des locaux loués. Banderoles, bannières et drapeaux sont déployés avec parcimonie pour assurer la sécurité des participant.e.s, quitte à perdre en visibilité. Quelles que soient les difficultés rencontrées, les responsables des Open Games veulent que ceux-ci aient lieu coûte que coûte.

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