Début février, le président portugais Anibal Cavaco Silva avait demandé à la Cour constitutionnelle de vérifier la légalité d’un référendum sur la question de l’homoparentalité. Cette consultation devait porter sur deux questions, à savoir l’adoption par les couples de même sexe, et la possibilité d’adopter l’enfant de son/sa conjoint.e. Controversé, ce projet de référendum avait été adopté à 103 voix contre 92 par les parlementaires.

Mercredi 19 février, le Cour constitutionnelle a rendu son jugement et a décrété que le référendum était «inacceptable et inconstitutionnel»: «La question est mal formulée et combine deux thèmes dans un référendum, ce qui n’est pas autorisé. Loin de permettre une clarification de la question et d’impliquer les citoyens, cela empêche un débat instructif.» Maintenant que la Cour constitutionnelle a rendu son jugement, Anibal Cavaco Silva dispose de vingt jours pour approuver ou non la tenue de ce référendum.

L’Ilga Portugal s’est montrée satisfaite de cette décision et a qualifié d’«honteuse» l’initiative du gouvernement, arguant qu’elle remettait en doute la «crédibilité du Parlement», comme l’explique Paulo Corte-Real. Selon lui, l’idée de ce référendum était une solution «sans précédent, irresponsable et violente» vis-à-vis des familles homoparentales. D’après les militant.e.s, l’objectif véritable de cette consultation populaire était de retarder le plus possible une décision sur la question de l’adoption par les couples de même sexe.

Photo Joaomartinho63