L’ancien député UMP Christian Vanneste était jugé cette après-midi pour complicité de provocation à la haine envers les homosexuels pour des propos tenus dans une vidéo diffusée sur le site Liberté Politique (devenu aujourd’hui France Audace) en février 2012. Lors de l’interview, Christian Vanneste avait notamment déclaré qu’il condamnait un «type de comportement», à savoir l’homosexualité, dont le «narcissisme» et le «refus de l’altérité» sont les «fondements». Il avait par ailleurs critiqué ce qu’il nomme le «lobby gay» et sa main-mise sur les médias, considérant le «mariage homosexuel» comme une «aberration anthropologique».

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D’après l’AFP, le procureur a requis une amende qui devrait être en rapport avec les revenus du prévenu. Il a estimé que les propos de Christian Vanneste tendaient à «susciter un sentiment d’hostilité et de rejet» à l’égard des homos, les présentant comme «manipulant l’opinion», «menant une existence contraire aux intérêts de la société» et «vivant dans le luxe» et «une réussite sociale assurée aux dépens des autres». L’avocat de l’ex-député Me Frédéric Pichon a insisté sur le fait que l’homme politique avait exprimé son opinion dans un «débat d’intérêt général». Il a par ailleurs avancé que d’après son client «ce sont bien les médias qui se livrent à une déformation consommée des faits» et non les homos.

Malgré l’indignation de plusieurs personnalités de son clan politique suite à cette affaire en 2012, Christian Vanneste n’a finalement jamais été formellement exclu de l’UMP pour ses propos négationnistes sur la déportation des homos. Dans la même interview, il avait déclaré qu’«en Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30000 déportés. Et il n’y en a pas eu ailleurs. (…) Il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France.»

L’ancien député était absent lors de l’audience. Le délibéré est attendu pour le 3 avril.