Vivement critiqué sur la toile et par la presse pour ses commentaires un brin sexiste à l’image de l’ensemble des commentateurs de France Télévisions à Sotchi, le vice-champion du monde de patinage 1994, Philippe Candeloro, s’est défendu dans les colonnes du journal Le Parisien (accès payant) publié jeudi 20 février. «On ne peut presque plus revendiquer qu’on est hétéros», a-t-il clamé avant de préciser: «Si les gens sont coincés de la fesse, j’y peux rien! Mais je n’ai pas eu le sentiment d’avoir été trop loin: je ne fais jamais du trash ni du graveleux.»

Sur son franc parler, il concède: «Il y a peut-être des mots qu’il faut que je bannisse de mon vocabulaire». Pourtant Philippe Candeloro ne souhaite pas changer de ton à l’antenne.

«Si je dois dire des phrases toutes faites, validées par un avocat, est-ce que j’ai encore ma place à côté de Nelson? Si je fais du classique, je ne servirai à rien. Cela fait huit ans que je commente le patinage, j’ai une connaissance de mon milieu. Je n’ai pas à me remettre en question.»

«Avec Nelson, on essaye de se marrer, souligne-t-il. Ces critiques, ce n’est pas nouveau. Et cette année, je suis un peu plus tranquille que les autres commentateurs sportifs de France Télévisions. D’ailleurs Daniel Bilalian est très satisfait. Je ne plais pas à tout le monde, mais je pense qu’il y a quand même plus de gens qui m’aiment que de gens qui ne m’aiment pas», répond l’ancien champion apparemment satisfait de ses «Beauferies sur glace» raillées en couverture de Charlie Hebdo mercredi 19 février.

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