Mardi 18 février, lors d’un discours sur la télévision d’État à l’occasion du 49e anniversaire de l’indépendance de la Gambie, le président Yahya Jammeh a réitéré ses intentions de combattre fermement l’homosexualité, rapporte Reuters.

«Nous combattrons ces vermines appelées homosexuels ou gays de la même façon que nous combattrons les moustiques responsables de la Malaria.»

Fer de lance de la croisade anti-homosexualité en Afrique, il avait désigné l’homosexualité comme l’une des trois plus grandes menaces pour l’existence de l’humanité à l’occasion d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2013.

Le Royaume-Uni et d’autres pays occidentaux avaient notamment menacé de couper l’aide au développement des gouvernements qui passaient des lois anti-homosexualité. Mais le président de la Gambie a réaffirmé que son pays défendrait sa souveraineté et ses croyances islamiques et qu’il ne céderait pas aux pressions extérieures sur les questions LGBT.

«Par conséquent, nous n’accepterons plus aucune amitié, aide ou autre geste conditionné à l’acceptation des homosexuels ou LGBT, comme ils sont désormais baptisés par le pouvoir qui en fait la promotion», a-t-il ajouté.

«Les LGBT ne peuvent que représenter la Lèpre, la Gonorrhée, les Bactéries et la Tuberculose; toutes sont préjudiciables à l’existence humaine. »

En Gambie, l’homosexualité est passible de 14 ans de prison pour les gays comme pour les lesbiennes.

Photo IISD