«Je défends le droit de tout.e citoyen.ne homme ou femme de se qualifier de gay, lesbienne, trans’, queer, bi, hétéro ou de quoi que ce soit d’autre, et de le dire! Pareil pour le droit de toute personne séropositive, comme moi-même, de le dire ou non», a déclaré sur Facebook Gregory Vallianatos, candidat (sans étiquette) à la mairie d’Athènes.

La Grèce ne fait pas preuve d’une très grande ouverture d’esprit sur la séropositivité ou l’homosexualité. En juillet 2013, le dépistage obligatoire et le fichage des personnes séropositives avaient été imposés. L’Église orthodoxe jouit d’une influence indéniable. En janvier, l’évêque du Pirée, Séraphim, a menacé d’excommunier tout.e député.e qui se prononcerait en faveur de l’ouverture de l’union civile aux couples de même sexe.

Car en novembre 2013, Gregory Vallianatos et d’autres ont remporté une victoire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui a condamné la Grèce pour avoir exclu les couples homos des «pactes de vie commune». Plusieurs partis ont envisagé de modifier la loi, un amendement a même été soumis au Parlement. Las, les député.e.s ont reculé sous la pression du parti conservateur Nouvelle Démocratie.

Les municipales auront lieu en mai.

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