En présence de la ministre de la jeunesse et des sports, Valérie Fourneyron, les co-présidents de Paris 2018 et les représentants de la Fédération des Gay Games ont signé l’imposante charte des Gay Games 2018 jeudi 13 février, au ministère. Cette étape a marqué la fin de la phase de candidature comme l’ont exprimé les nouveaux co-présidents, Chris Fanuel et Manuel Picaud, dans leur discours:

 «À partir de ce jour nous entrons dans une nouvelle phase, la candidature est terminée et nous entrons dans le vif du sujet: l’organisation. Nous avons désormais un peu plus de quatre années pour faire en sorte que ces jeux soient les plus beaux possible.»

Afin de mettre en place ces jeux, l’association Paris2018, qui avait porté la candidature de Paris, a changé ses statuts pour créer de nouveaux postes au sein du comité directeur et officialiser son rôle d’hôte. L’équipe a été au passage légèrement remaniée. Michel Geffroy, notamment, ne souhaitait pas se représenter au poste de co-président.

 

Après les discours de Francis Parny pour la région Ile-de-France et Philippe Ducloux adjoint à la mairie de Paris, tous deux très engagés lors de la phase candidature, Valérie Fourneyron s’est engagée à, d’ici 2018, mettre en place des campagnes d’éducation et de prévention contre les discriminations dans le sport.

  «D’ici 2018, nous allons travailler ensemble pour mettre en œuvre des campagnes d’éducation de prévention de l’homophobie dans le sport car ces jeux doivent être un vaste espace d’éducation contre toutes les formes d’exclusion. Nous menons ainsi un véritable travail de fond y compris législatif pour qu’à l’arrivée des GayGames en 2018 nous puissions nous féliciter d’autres victoires sur l’intolérance.»

Tous les intervenants n’ont pas manqué de rappeler leur engagement contre les discriminations en Russie. La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL) enverra d’ailleurs une délégation aux Open Games de Moscou qui débuteront dans quelques jours; et Valérie Fourneyron a fait part de la désapprobation du gouvernement envers les actes de violence perpétrés contre la communauté LGBT russe.

 

Plus de 15 000 sportifs/ves et plus de 40 000 visiteurs sont attendu.e.s pour ces quelques jours de compétition. Quatre ans ne seront sans doute pas de trop pour organiser le premier évènement sportif LGBT de cette ampleur à Paris.

 

Photos Xavier Héraud