À l’occasion de la signature de la charte des Gay Games entre Paris 2018 et la Fédération des Gay Games au ministère des Sports ce jeudi 13 février, Yagg a interrogé Valérie Fourneyron sur l’attitude qu’elle adopterait si un footballeur de la Ligue 1 venait à faire son coming-out. Le porte-parole du Paris Foot Gay Jacques Lizé a reproché à la ministre «d’être floue sur [cette] question». «Ma position a toujours été la même, a répondu Valérie Fourneyron. Le coming-out est une démarche totalement individuelle, que ce soit dans le monde sportif, culturel ou politique. Si des footballeurs font leur coming-out, ce qui est essentiel, c’est que la loi, comme tous les autres, les protège de toute discrimination.»

Fraîchement revenue de Sotchi, la ministre a indiqué qu’elle avait participé sur place à une réunion des ministres des Sports du Conseil de l’Europe, en présence de son homologue russe. «Nous avons rappelé la nécessité pour l’ensemble des pays, et notamment par les autorités russes, de respecter les conventions internationales et les droits de l’Homme et qu’aucune discrimination liée à l’orientation sexuelle ne pouvait être présente au moment de ces Jeux», a précisé Valérie Fourneyron.

Elle a par ailleurs salué les «deux discours forts et puissants» du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, et du président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. Le premier a pris position contre les attaques à l’encontre des LGBT. «Une première, a commenté la ministre des Sports. C’est inédit de la part de l’ONU dans ce contexte. Ces attaques ne sont acceptables dans aucun pays du monde et c’est impressionnant que le secrétaire général de l’ONU fasse un tel discours pour appeler tous les États du monde à lutter contre les discriminations faites aux gays, lesbiennes et trans’.» Elle a également retenu l’engagement de Thomas Bach contre les discriminations. «Quand vous avez trois milliards de téléspectateurs, dont le peuple russe, qui entendent ces messages, je pense que c’est puissant et que cela fera date», estime Valérie Fourneyron.

Photo Xavier Héraud