Callan Chythlook-Sifsof, 24 ans, a manqué de peu la qualification pour les Jeux olympiques de Sotchi. La snowboardeuse, qui, en 2010, à Vancouver, était devenue la première athlète d’Alaska à participer à des Jeux Olympiques, n’a pas pour autant abandonné son idée de faire son coming-out lors des JO.

Dans un entretien à Outside the Lines, sur ESPN, diffusé vendredi 7 février, le jour de l’ouverture des Jeux, elle a expliqué s’être rendu compte que «quand on fait son coming-out publiquement, ce n’est pas juste à propos de soi-même, c’est aussi prendre en compte ce qui se passe au-delà de soi et devenir une voix contre quelque chose».

«C’est important de faire son coming-out, de prendre position, et de montrer au monde que l’intolérance n’est pas acceptable.»

Elle ne serait pas surprise, a-t-elle aussi expliqué, si des athlètes décidaient de braver le principe 50 de la Charte olympique qui leur interdit toute déclaration politique, même si ce serait très difficile à mettre en œuvre. «C’est presque une chance que les JO aient lieu en Russie, estime-t-elle, et que l’on entende parler de ces questions. Cela donne au monde une occasion de les voir et aux athlètes une occasion de s’exprimer et de montrer à tous les pays du monde que ce n’est pas acceptable.»

Dans la même émission, le snowboardeur Seth Wescott, double champion olympique (Turin 2006 et Vancouver 2010), qui a dû abandonner l’idée de concourir à Sotchi en raison d’une blessure, dénonce le choix de Sotchi par le CIO.

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