[mise à jour, 19h07] Ajout des arrestations à Moscou et libération des militant.e.s de Saint-Pétersbourg.

Plusieurs manifestations de soutien aux LGBT russes étaient organisées aujourd’hui, dont quatre en Russie: à Vladivostok, Samara, Togliatti et Saint-Pétersbourg. C’est dans cette dernière ville que quatre personnes ont été arrêté.e.s en début d’après-midi, dont une femme enceinte. Les autorités les ont embarqué.e.s alors que le petit groupe tenait une banderole qui rappelait le principe 6 de la Charte olympique: «La discrimination est incompatible avec le mouvement olympique.» Parmi ces personnes se trouvaient les militantes Anastasia Smirnova et Aleksandra Semenova.

Les quatre militant.e.s on été emmené.e.s au poste. Anastasia Smirnova a réussi à poster un message sur son compte Facebook dans lequel elle remercie toutes les personnes qui soutiennent la communauté LGBT russe: «En détention pour avoir pris une photo avec une bannière, n’est-ce pas une manière incroyable de célébrer l’ouverture des Jeux?»

Tou.te.s ont été libéré.e.s au bout de trois heures et mis.es en examen pour avoir organisé ou pris part à une manifestation illégale, en vertu de l’article 20.2 de la partie 2 du Code des infractions administratives. Leur procès se tiendra demain, samedi 8 février. Ils/elles risquent jusqu’à 30000 roubles (640 euros) d’amende.

Quelques heures plus tard, d’autres arrestations ont été rapportées à Moscou. Des militant.e.s ont tenté de chanter l’hymne national sur la place Rouge en brandissant des drapeaux arc-en-ciel: