Le quotidien Le Figaro a publié hier, jeudi 6 février, une interview du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, dans laquelle il s’est notamment exprimé sur le revirement du gouvernement sur le projet de loi Famille: «La manière dont a été retiré un texte qui n’était pas encore écrit pour éviter un sujet qu’il ne contenait pas, à savoir la PMA, au nom d’amendements qui ne pouvaient pas être déposés… tout cela fait un peu désordre, a-t-il admis. Le monde change et notre modèle familial évolue. Il faut le reconnaitre, l’accepter, l’accompagner, en veillant bien à ne pas être dédaigneux à l’égard de ceux qui ont manifesté au nom de la défense de valeurs traditionnelles. Il nous faut répondre aux préoccupations des familles monoparentales, qui sont la plupart du temps des femmes seules avec des enfants, aux besoins des grands-parents, des beaux-parents, répondre aussi aux enjeux qui relèvent de la protection de l’enfance.»

Le président de l’Assemblée nationale s’est voulu particulièrement rassurant sur ce texte: «La société a besoin de nouveaux droits permettant de répondre aux nouvelles façons de « faire famille ». Il faut réussir à pacifier la société française pour montrer qu’il n’est pas question de détruire la structure familiale mais de reconnaitre toutes les familles.» Bien entendu, la question de la PMA est là aussi abordée. Claude Bartolone a affirmé ne pas vouloir fermer la porte à un débat sur ce droit… mais s’en remet malgré tout à l’avis du CCNE: «Je souhaite que nous nous référions à l’engagement du Président de la République, c’est-à-dire que ce thème soit abordé après que le Comité national d’éthique ait exprimé sa position, qui devrait être connue au printemps 2015.»

Photo Ericwaltr