Il y a un an, les député.e.s de l’opposition interrogeaient déjà les intentions du gouvernement sur la gestation pour autrui (GPA). Cela n’a pas empêché le député Jean-Sébastien Vialatte (UMP) de demander à la ministre de la Famille Dominique Bertinotti si la GPA figurera dans le projet de loi famille, qui pourrait être présenté en Conseil des ministres en avril et au Parlement au deuxième semestre, indique Le Monde.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Dominique Bertinotti le répète: «La GPA ne sera pas abordée pendant le quinquennat»

«Pourquoi évoquer la question de la gestation pour autrui?, demande la ministre. Je croyais que le débat sur le mariage pour tous était clos, que la position du président de la République sur la gestation pour autrui, qui a toujours été d’une grande limpidité, d’une grande immuabilité, avait été comprise par tous.

Puisqu’il faut répéter, alors je le répète: le Président a dit très clairement que la GPA ne ferait pas partie des questions qui seront abordées durant le quinquennat.»

Pour Dominique Bertinotti, cette question du parlementaire sert juste à alimenter les manifestations anti-égalité des droits qui auront lieu dans les prochains jours. Elle a tenu à rassurer les député.e.s sur le contenu du projet de loi famille: «La loi famille est centrée sur l’enfant et sur les nouvelles protections juridiques à apporter face à la diversité des modèles familiaux. C’est une façon d’apporter de nouveaux repères qui correspondent à l’état de la société française.»