Ils/elles étaient une quarantaine hier après-midi au tribunal de grande instance de Bobigny, issu.e.s de la CGT, du NPA ou encore d’Act Up-Paris pour soutenir Rodolphe, militant CGT arrêté en mars dernier suite à une altercation avec des militants de la «Manif pour tous» qui diffusaient des tracts pour une manifestation contre le mariage pour tous. Il comparaissait pour violences et destruction de biens privés.

DES TRACTS DÉCHIRÉS
À l’issue de l’audience, le procureur a réclamé trois mois de prison avec sursis. Mais ce n’est pas tout: «C’est la « Manif pour tous » qui s’est portée partie civile pour destruction de biens privés et réclame 17000 de dommages et intérêts, déplore Marie, une proche de Rodolphe, présente lors de l’audience. C’est la base de leur accusation, il s’agirait de tracts déchirés.»

COMITÉ DE SOUTIEN POLITIQUE ET FINANCIER
L’accusation des deux plaignants porte sur des violences. Dans le cas où Rodolphe serait condamné à régler les 17000 euros de dommages et intérêts à l’organisation, les militant.e.s mettront en place un comité de soutien politique et financier. La décision sera rendue le 28 janvier.

Photo Clicsouris