Mardi 7 janvier, le Sénat a voté en faveur de l’ouverture de l’union civile pour les couples de même sexe, «el Acuerdo de Vida en Pareja» ou AVP. La proposition de loi est passée avec 28 voix pour, face à six contre et deux abstentions. Elle sera présentée à une assemblée constitutionnelle avant de retourner devant le Congrès le 20 janvier.

Le débat autour de l’AVP dure depuis maintenant deux ans au Chili. En effet, l’Union démocrate indépendante, parti conservateur en coalition avec Rénovation Nationale, le parti de Sebastian Piñera, alors au pouvoir, s’est longtemps opposée à la proposition de loi portée au Congrès dès août 2011. Alors que la candidate socialiste à la présidentielle Michèle Bachelet vient d’être réélue, face à son adversaire Evelyn Matthei, la proposition de loi émane pourtant de l’ancien gouvernement. Sebastian Piñera s’était en effet prononcé en faveur d’un partenariat civil pour les couples de même sexe, mais restait opposé à l’ouverture du mariage.

Cette avancée est vivement salué par le Movilh, la principale association LGBT au Chili: «Nous sommes content.e.s de cette avancée significative vers de meilleurs conditions et l’égalité pour toutes les familles, quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de ses membres. Aujourd’hui, nous avons fait un pas de plus dans la lutte pour l’union civile, qui a commencé il y a dix ans. Ce qui était un rêve est en train de se réaliser.» Néanmoins les militant.e.s LGBT chilien.ne.s restent sur leurs gardes. Lors de sa première présidence de 2006 à 2010, la socialiste Michèle Bachelet n’avait pas tenu ses engagements concernant l’égalité des droits. Lors de sa dernière campagne, celle-ci a cependant promis d’ouvrir le débat autour du mariage pour tous les couples au Congrès.

Voir la vidéo du Movilh en faveur de l’AVP:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur No más familias sin derechos. #AVPahora @movilh

Photo Congreso Nacional de la República de Chile