Le député de la Manche a répondu aux questions de Yagg sur la proposition de loi visant à interdire la PMA qui vient d’être déposée. Hasard ou coïncidence, la proposition de loi des 40 député.e.s UMP apparaît à peine une semaine après la déclaration de Dominique Bertinotti sur l’absence de la PMA dans la loi Famille: «Nous n’avions pas anticipé à ce point, assure Philippe Gosselin. En revanche, il n’y a pas de hasard sur la séquence en elle-même. Il nous semblait important de reparler de ce sujet en début d’année.»

Le député UMP analyse le positionnement de Dominique Bertinotti: «La ministre déléguée à la Famille a fait cela dans un souci d’apaisement, affirme-t-il, cela est sage de sa part. Nous voyons bien qu’elle s’abrite derrière le calendrier du CCNE.» En déposant cette proposition, Philippe Gosselin se défend de vouloir couper l’herbe sous le pied de ses collègues PS ou EELV qui pourraient envisager un amendement pour inclure la PMA dans la loi Famille: «C’est plus une manière de leur signifier « Attention, nous sommes vigilants. » Cette proposition a vocation à être transformée en amendement le moment venu, souligne le député. Là-dessus, nous sommes tout à fait transparents.» Il se veut par ailleurs rassurant sur les motivations derrière cette interdiction qui vise les couples de lesbiennes: «Il n’y a pas de haine, il s’agit de dire que la PMA ou la GPA ne peuvent pas être ouvertes pour des raisons sociales.»

Alors que les opposant.e.s à l’égalité préparent une rafale de manifestations dans les semaines à venir, Philippe Gosselin doute encore de celle qu’il rejoindra. «Ça va devenir difficile de s’y retrouver, constate-t-il. Mais j’en retiens tout de même une, celle du 2 février.» Celle organisée par la «Manif pour tous» contre la «familiophobie».

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