Dans un communiqué publié à l’occasion de la nouvelle année, l’association Homosexualités et socialisme (HES), proche du Parti socialiste, rappelle les avancées obtenues pour les LGBT depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir, mais se montre également critique à l’égard du gouvernement. L’ouverture du mariage et de l’adoption, la pénalisation des discriminations fondées sur l’identité de genre et le plan d’action contre l’homophobie et la transphobie ne suffisent pas à contenter l’association qui porte d’autres revendications, dont l’ouverture de la PMA et la modification sans préalable médical de l’état civil des personnes trans’.

«La majorité est au pouvoir depuis plus d’un an et demi. Il y a eu, ces derniers mois, trop de reports et trop de silence, trop de paroles et pas assez d’actes.»

HES rappelle par ailleurs que plusieurs des revendications actuelles avaient été promises par François Hollande pendant sa campagne électorale. L’association «souhaite, avec insistance, qu’un calendrier de mise en œuvre de ces engagements soit fixé, et soit tenu» et assure travailler «afin que l’espérance d’égalité née au moment du vote de la loi du 17 mai 2013 ne laisse pas place à un goût amer d’inachevé, et d’inégalité».

En octobre 2012, le président de HES Denis Quinqueton (à droite sur la photo) exprimait déjà sa déception quant au fossé entre les promesses du président de la République et l’action gouvernementale. L’engagement 31, censé porter sur l’ensemble des questions relatives à l’égalité des droits, est ainsi devenu «l’engagement 15 et demi» car incomplètement réalisé.

Photo Mathieu Delmestre