Lors d’une discussion avec l’Union des supérieurs généraux (USG) en novembre 2013, le pape François a posé quelques questions ouvertes sur la façon dont l’église catholique doit désormais s’adresser aux enfants, et notamment aux enfants de couples de même sexe. Les propos du pontife ont été rapportés vendredi 3 janvier par une revue italienne jésuite, la Civilta Cattolica.

Le pape François a mentionné le cas d’une fillette qu’il avait rencontrée à Buenos Aires:

«Je me souviens de l’histoire d’une petite fille très triste qui a finalement confié à son enseignante la raison de son état d’esprit: « La compagne de ma mère ne m’aime pas. » Le pourcentage d’enfants scolarisés dont les parents sont séparés est très élevé. La situation dans laquelle nous vivons désormais entraîne de nouveaux défis qu’il est parfois difficile de comprendre. Comment proclamer le Christ à ces garçons et ces filles? Comment proclamer le Christ à une génération qui change? Nous devons faire attention à ne pas leur administrer un vaccin contre la foi.»

Si certain.e.s, dont des médias italiens, ont vu là un signe de l’ouverture du pape François aux unions de couples homosexuels et à l’homoparentalité, le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a clarifié les choses sur Radio Vatican ce lundi 6 janvier. Le pontife évoquait «la souffrance des enfants» qui grandissent en-dehors des familles fondées sur le modèle préconisé par l’Église, a affirmé le porte-parole, accusant la presse de «distorsion» et «d’instrumentalisation». Il a ajouté que les propos du pape n’ont rien à voir avec le récent débat sur la reconnaissance des couples homosexuels en Italie où un tribunal de Bologne a statué en novembre qu’une couple d’hommes pouvait assurer la garde d’une fillette.

Photo Christoph Wagener