C’est le deuxième dispositif de ce type aux Etats-Unis, après celui de Triangle Square en Californie fondée en 2007, mais plusieurs grandes villes envisagent d’en construire dès cette année. Dans le Minnesota, la maison de retraite Spirit On Lake accueille des personnes âgées LGBT. Les 46 logements ont ouvert en septembre et sont tous occupés aujourd’hui.

A l’origine de «Spirit On Lake», il y a notamment Barbara Satin. Cette femme trans’ s’intéresse aux enjeux spécifiques des seniors LGBT depuis une dizaine d’années et a eu l’idée de fonder une maison de retraite où chacun.e pourrait vivre en accord avec son orientation sexuelle et son identité de genre: «Nous nous sommes dit « faisons quelque chose de nos biens qui puissent les aider », et c’est de là qu’est venu notre projet de logement.» Elle et plusieurs membres de sa congrégation (une église «queer» comme ils aiment à l’appeler) ont donc commencé à démarcher et à lever des fonds pour réaliser ce projet.

Plusieurs résident.e.s de cette maison de retraite où flottent des drapeaux arc-en-ciel aux balcons apportent leur témoignage à l’article du Huffington Post, notamment, Harvey Hertz, 72 ans, qui raconte l’histoire d’un de ses amis de longue date. Un témoignage qui résume bien le besoin de certain.e.s LGBT à intégrer un espace communautaire: «Il est allé dans une maison de retraite et est retourné directement dans le placard. Et il a fait ensuite savoir qu’il ne voulait pas qu’on lui rende visite et qu’on dise qu’il est gay. Tout le monde ici n’a plus à faire cela. C’est comme pouvoir respirer.»

Il y aurait un million et demi de personnes âgées LGBT aux États-Unis, un nombre qui devrait atteindre trois millions en 2030.

A lire sur The Huffington Post

Illustration Spirit On Lake