Droit de réponse du collectif Barbieturix reçu le 30 décembre 2013:

Aux termes de votre article «Yagg, la mixité et Têtue», publié le 30 septembre 2013, vous affirmez que le partenariat conclu entre Yagg et Barbieturix aurait été rompu de votre part en raison d’un post prétendument biphobe diffusé sur le site Barbieturix.com le 13 août 2013.

Cette motivation est surprenante. Ce post, un billet d’humeur sur la promotion des actrices jouant des lesbiennes dans les films, publié le 13 août 2013 sur le site de Barbieturix, n’avait en effet suscité aucune réaction de la part de Yagg à sa publication. Au contraire, le partenariat s’est poursuivi sans difficulté, notamment le 06 septembre lors de l’un de nos événements partenaires où certains membres de l’équipe de Yagg s’étaient rendus, invités par notre rédaction.

C’est un mois plus tard, le 30 septembre 2013, que le partenariat a été stoppé brutalement par Yagg, soit le lendemain de la publication de l’article de Léa Le Jeune « Médias : les lesbiennes invisibles », publié sur Slate.fr. Ce dernier faisait référence à notre article du 26 juin 2013 intitulé : « RIP Têtue : cherche média lesbien désespérément », déplorant la disparition du site d’infos lesbiennes Têtue et la façon dont les journalistes et pigistes concernées avaient été démises de leur fonction.

Vous évoquez le fait que nous avons supprimé cet article et refusé de diffuser votre droit de réponse. En réalité, le droit de réponse formulé par la rédaction de Yagg portait atteinte à l’ intégrité de notre auteure (nous en profitons pour rappeler que la rédaction de Barbieturix est composée uniquement de bénévoles). Malgré les modifications apportées au texte, nos rédactions mutuelles n’avaient pas trouvé de terrain d’entente. Dans un souci de cohérence et de bonne entente, nous avons décidé de notre propre chef de supprimer l’article litigieux, le 04 juillet 2013, la rédaction de Yagg ayant par la suite approuvé cette décision.

Nous réfutons ces accusations de biphobie qui sont contraires à nos convictions et déplorons qu’elles servent de prétexte à desservir notre collectif.

 

La réponse de Yagg:

Nous maintenons ce que nous avons écrit dans l’article qui a suscité ce droit de réponse. Nous avons pris connaissance du billet d’humeur du 13 août au mois de septembre et c’est après sa lecture et au vu des nombreuses réactions que nous avons décidé de suspendre le partenariat concernant les soirées.