Au début du mois, l’actrice et militante Maria Bello racontait dans une tribune parue dans le New York Times comment elle vit avec sa compagne Clare, tout en élevant son fils, Jackson, avec le père de celui-ci, Dan. Très malade quelques mois auparavant, elle pensait que sa mort était proche. Elle avait souhaité coucher sur le papier son histoire pour qu’en reste une trace, mais aussi et surtout pour que son fils n’ait jamais honte de sa famille qui ne correspond pas au modèle traditionnel, comme elle l’explique dans une nouvelle tribune dans la lignée de la première.

«Je voulais que mon fils de 12 ans soit fier de sa famille et ne pense pas que notre histoire soit quelque chose dont il doive avoir honte ou de si inhabituel qu’il en vienne à croire que nous sommes les seul.e.s à vivre ainsi. Et Clare est celle qui m’a appris à être une « peu importe », car elle a toujours vécu sa vie ainsi. Elle n’a jamais cherché à entrer dans une catégorie, alors qu’elle a été en couple avec des hommes et des femmes.

Quand j’ai vu les milliers de posts de blogs, de tweets, de mails, de lettres et d’articles dans les journaux, j’ai réalisé qu’il y a beaucoup plus de « familles modernes » que je ne le pensais. Ce qui signifie qu’il y a un nouveau débat à avoir, et pas seulement entre mon fils et moi. Beaucoup de gens vivent différemment avec leurs partenaires et ne sont pas certains de savoir comment profiter de (ou même nommer) ces différentes formes d’amour.»

Elle reproche finalement à certains médias d’avoir réduit la portée de ses propos en la décrivant comme une «lesbienne» ou une «bisexuelle». Alors qu’à ses yeux, le terme qui correspond le mieux à son orientation sexuelle est «peu importe». Le genre de la personne avec qui elle entretient une relation n’a que peu d’importance, puisque l’essentiel, «c’est le bonheur en soi».

Photo Tomdog