En juin dernier, un jeune homme de 24 ans avait été arrêté à deux reprises dans la province du Kazan en Russie. Son crime? Avoir manifesté seul à Kazan en arborant une pancarte où était écrit «Être homo et aimer les homos, c’est normal. Les frapper et les tuer est un crime!» Cet acte tombant sous le coup de la loi criminalisant la «promotion des relations sexuelles non traditionnelles» auprès des mineurs, un adolescent, apparemment poussé par son père, avait porté plainte après avoir découvert la photo sur le réseau social VKontakte. Lors de son arrestation, les parents de Dmitry Isakov auraient par ailleurs aidé les autorités à emmener leur fils. Le jeune militant aurait en outre été frappé par des policiers pendant sa garde à vue.

UNE AMENDE DE 4000 ROUBLES
La cour du Kazan a jugé l’affaire hier. Le jeune militant devra honorer une amende de 4000 roubles, soit 89 euros, le minimum prévu dans la loi fédérale entrée en vigueur au printemps dernier. Le militant LGBT russe Nikolai Alekseev, qui est lui aussi tombé sous le coup de cette loi, a réagi à cette nouvelle: «La décision de la cour du Kazan prouve que les autorités commencent à utiliser activement cette loi discriminante. Mais nous sommes déterminé.e.s à faire appel contre toutes les décisions de chaque instance, y compris devant la Cour européenne des droits de l’Homme.»

Photo Dmitry Isakov