Ghaith Hilal, un militant LGBT palestinien a répertorié une série de questions fréquemment posées aux LGBTQ en Palestine, une façon de mettre un terme à certaines interrogations, mais surtout à certains préjugés:

«Vous devez penser que le but principal d’un groupe de militant.e.s queers en Palestine comme nous dans Al-Qaws devrait être de toute évidence la tâche sans fin de démanteler la hiérarchie sexuelle et du genre dans la société. C’est le cas. Mais on doit penser autrement, au regard des questions récurrentes que nous recevons lors de nos lectures et de nos événements, ou des interrogations de la part des médias et d’autres organisations internationales. Nous souhaitons y mettre fin une fois pour toutes. Éduquer les gens sur leur propre privilège n’est pas notre fardeau. Mais avant que nous annoncions que nous nous retirons de cette mission, voilà les huit questions qu’on nous pose le plus souvent, et leurs réponses définitives.»

Petit aperçu des questions et réflexions déconstruites par Ghaith Hilal: «Est-ce qu’Israël n’offre pas aux queers palestiniens un refuge?», «Est-ce que tous les Palestiniens ne sont pas homophobes?», «Comment gérez-vous votre pire ennemi, l’Islam?», «Y’a-t-il des Palestinien.ne.s out?», «Pourquoi n’y a-t-il pas d’Israélien.ne.s dans Al-Qaws?», «J’ai vu le film sur les homos palestiniens (Invisible Men/Bubble/Out In The Dark) et j’en ai beaucoup appris sur votre lutte», «Est-ce que se battre pour les droits des LGBT n’est pas plus urgent que le pinkwashing?», «Pourquoi utilisez-vous les termes de « l’Occident » comme LGBT ou queer pour décrire votre lutte? Comment répondez-vous à cette critique?». À lire sur Electronic Intifada.