À l’initiative d’un vœu de Ian Brossat, président du groupe communiste à Paris, une plaque en mémoire des deux derniers homosexuels exécutés en France sera installée à l’angle des rues Montorgueil et Bachaumont dans le IIe arrondissement. Cette idée avait été suggérée à l’élu par un internaute lors d’un chat sur Yagg en 2011.

Arrêtés en 1750, le domestique Jean Diot et le cordonnier Bruno Lenoir ont été condamnés au bûcher sur la place de Grève. «Ils n’avaient pas commis d’autre crime que le simple fait d’être homosexuels», a commenté hier, mercredi 18 décembre, Ian Brossat lors d’une délibération au Conseil de Paris. L’assemblée a voté à l’unanimité l’implantation de cette plaque. «Ce n’est que justice que la Ville s’honore à réhabiliter la mémoire de ces deux personnes exécutées en raison de leur orientation sexuelle», s’est réjoui Jacques Boutault, maire EELV du IIe arrondissement. Il espère que la plaque pourra être apposée dès janvier 2014.

Pour Ian Brossat, le vote de cette délibération revêt une signification particulière à l’heure où l’Inde, par la voix de la Cour suprême, a fait marche arrière sur la dépénalisation de l’homosexualité. Sur la plaque, on pourra lire les mots suivants:

«Le 4 janvier 1750, rue Montorgueil entre la rue Saint-Sauveur et l’ancienne rue Beaurepaire, furent arrêtés Bruno Lenoir et Jean Diot. Condamnés pour homosexualité, ils furent brûlés en place de Grève le 6 juillet 1750. Ce fut la dernière exécution pour homosexualité en France.»

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