«Le président Obama est extrêmement fier de nos athlètes américain.e.s et ils et elles peuvent compter sur son soutien depuis Washington, indique un communiqué de la Maison Blanche cité par USA Today au sujet de la délégation américaine qui se rendra à Sotchi. Il sait qu’ils et elles présenteront au monde le meilleur de l’Amérique: la diversité, la détermination et le travail d’équipe.» Barack Obama lui-même ne fera pas partie de cette délégation en raison de son emploi du temps. Son épouse non plus ne s’y rendra pas, alors qu’elle était à la tête de la délégation lors des Jeux de Londres en 2012. Selon le New York Times, c’est la première fois depuis les Jeux de Séoul en 1988 qu’aucun président, vice-président (passé ou en exercice) ou membre de leurs familles n’assistera aux festivités d’ouverture des Jeux olympiques. Barack Obama vient ajouter son nom à la liste des chefs d’État qui ont annoncé leur absence lors de ces Jeux: François Hollande et le président allemand.

«UNE GRANDE TRIBUNE»
Pour la presse outre-Atlantique, le message qu’a voulu faire passer le chef d’État américain est évident: il montre ainsi sa désapprobation quant à la politique menée par la Russie à l’égard des LGBT. La délégation états-unienne, menée par l’ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, comptera dans ses rangs Billie Jean King, ancienne championne de tennis ouvertement lesbienne, militante de longue date contre le sexisme et pour la parité entre les femmes et les hommes. Barack Obama lui a décerné la médaille de la Liberté en 2009. Sur Twitter, elle s’est dite «honorée» de représenter les États-Unis:

Dans une interview accordée à USA Today en septembre, elle avait indiqué à quel point ces Jeux pouvaient représenter un moment marquant, comme l’ont été ceux de 1968 à Mexico où John Carlos a été exclu pour avoir protesté contre les discriminations fondées sur la race:

«Je crois qu’il y a des tournants, des moments où les choses changent. Je voudrais que la majorité des athlètes s’exprime. C’est une grande tribune.»

Une autre athlète lesbienne, la joueuse de hockey sur glace Caitlin Cahow, assistera quant à elle à la cérémonie de clôture et se réjouit d’avoir été sélectionnée par la présidence:

«Il y a évidemment un message derrière, mais je pense qu’il est extrêmement respectueux. Au bout du compte, la Maison Blanche met en lumière des Américain.e.s qui savent ce que cela veut dire d’avoir des droits et des libertés garantis par la Constitution. C’est cela que nous représenterons à Sotchi et c’est tout à fait en phase avec l’esprit olympique.»

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