Moins de 24 heures après le communiqué de presse de Aides annonçant la suppression de 65 postes, l’intersyndicale contre-attaque. Dans un communiqué au ton très dur, elle reproche à la direction «sa gestion calamiteuse des fonds de l’association». Pour expliquer ses difficultés, Aides désignait un coupable: l’État. Faux, répondent les syndicats qui pointent au contraire d’autres problèmes: «En réalité, cette situation est imputable à la folie des grandeurs et au dilettantisme d’une direction fermée qui s’est enfoncée dans une spirale de dépenses sans fin: réorganisations multiples entrainant une envolée des charges, embauches sans garantie de financement, mise en œuvre de missions de services publics sur fonds propres, gestion financière déficiente…»

Dans le communiqué de la direction, le coût des opérations de dépistage rapide, insuffisamment financé par l’État, était mis en avant pour justifier le licenciement de 65 personnes. Pour l’intersyndicale, l’association s’est elle-même mise en difficulté, en finançant sur ses fonds propres des missions de service public, sans avoir la garantie d’être aidée par les pouvoirs publics. Plus grave, selon les syndicats, est la situation de l’association Coalition Plus elle-même dirigée par… le directeur général de Aides, Vincent Pelletier. Ce dernier aurait vu son salaire augmenter de 45% en 5 ans alors que l’association connaissait déjà des difficultés. Le déficit de Aides en 2013 – 2 millions d’euros – correspondrait à la dotation de l’association Coalition Plus pour la même année.

L’intersyndicale conclut son communiqué sur un ton offensif: «Nous ne nous résignons pas à abandonner notre outil de militance à un carré d’oligarques qui s’accrochent désespérément à leurs pouvoirs et avantages de toutes sortes. Nous n’acceptons plus que des fonds publics et privés colossaux, destinés à financer des missions d’intérêt général, continuent à être gérés avec un tel manque de discernement.» L’intersyndicale demande à être reçue par Marisol Touraine.

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